Découvrez des Via Ferrata québécoises

Article paru sur le site canoe.ca en mai 2015

Via Ferrata: 11 parcours rocheux au Québec

Le fjord du Saguenay à vos pieds, la canopée de la forêt de Charlevoix vue de haut, les bouillons d’un canyon près de Québec ou d’une chute en Outaouais… C’est avec tous les sens qu’on découvre certains paysages du Québec en empruntant une Via Ferrata.

Hybride entre la randonnée pédestre et l’escalade, cette activité de plein air ne requiert pas de compétence particulière, sauf être un peu en forme. Ultra-sécuritaires, les sorties sont toujours guidées et offrent différents degrés de difficultés (facile, intermédiaire, avancé) et des durées variables. Dans tous les cas, on s’en met plein la vue.

Nées en Italie, les Via Ferrata (dits aussi «parcours ferrés») se sont multipliées ces dernières années au Québec. Les onze actuelles sont désormais regroupées pour offrir une «Route des Via Ferrata», avec passeport pour profiter de rabais quand on se promène d’une région à une autre.

Le principe est toujours le même: on met son casque et on enfile un harnais d’escalade muni de deux mousquetons dont on apprend vite le maniement. Ils servent à s’attacher en permanence à un câble courant sur une paroi rocheuse. On progresse alors à son rythme le long du câble en déplaçant un mousqueton après l’autre (pour ne jamais être sans protection).

À l’horizontale, en montée ou en descente, les itinéraires sont agrémentés d’échelles et de marches d’acier pour faciliter la tâche. Et il ne faut oublier les pauses photos, car le jeu en vaut la chandelle.

Cliquez ici pour pouvoir avoir un coup d’oeil sur les 11 circuits proposés.

Entrevue à Ici Radio Canada…

Demain… SAMEDI 13 JUIN 2015, je suis invitée à l’émission de ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE « Samedi et rien d’autre », animée par Joel Lebigot !

L’entrevue à propos de mon livre Les Inuits résistants! sera diffusée de 10h15 à 10h35. J’y serai en duo avec Lisa Koperqualuk de la Fédération des coopératives du Nouveau Québec (FCNQ) qui parlera du livre The Right To Be Cold de Sheila Watt-Cloutier, grande dame inuite.
L’émission peut être écoutée en différé sur http://ici.radio-canada.ca/emissions/samedi_dimanche/2014-2015/index.asp

Faites du camping en ville

ARTICLE PUBLIÉ SUR LE SITE DE canoe.ca | voyages

Un nouveau camping s’apprête à voir le jour au parc national des Îles-de-Boucherville. Le site sera opérationnel le 17 juillet 2015, mais les réservations sont ouvertes depuis le 22 mai. N’attendez pas si vous voulez vous échapper de Montréal et goûter aux plaisirs du camping sans vous éloigner.

L’île Grosbois, où le nouveau site est implanté, est l’une des plus sauvages du petit archipel, situé au milieu du Saint-Laurent, à l’est de Montréal. Malgré la proximité de la ville, le dépaysement est garanti, d’autant que le camping n’est pas accessible en voiture, mais seulement à pied, en vélo, canot, kayak ou chaloupe. Pour faire le trajet de trois kilomètres depuis l’île Sainte-Marguerite, avec passage de rivière sur un bac à câble, l’idéal est de partir avec un chariot (gratuit) ou de faire transporter ses bagages jusqu’au camping. Le parc offre aussi en location embarcations et vélos.

Sur place, on monte sa tente sur l’un des 54 emplacements sans services ou on s’installe dans l’une des 21 tentes Huttopia. Un dépanneur et des installations sanitaires complètes sont sur le site. Adossé à un boisé, le camping est tourné vers le Vieux-Boucherville tandis que l’autre côté de l’île a vue sur les marais.

L’île Grosbois mérite le déplacement. Au nord du parc, ceinturée par un sentier de sept kilomètres, elle est bucolique à souhait. On passe allègrement de champs de maïs à des zones d’herbages où la faune trouve refuge. Il y a de grandes chances d’y voir des cerfs de Virginie et une multitude d’oiseaux.

«Ce qui est bien, a souligné Rémi Chapados, responsable du service à la clientèle du parc, c’est qu’on est toujours à proximité de l’eau et les haltes nautiques offrent de beaux points de vue, avec aires de pique-nique à l’ombre de grands saules.»

En canot ou kayak, le chenal du Courant est un haut lieu d’observation d’oiseaux et, en vélo, le parc a une bonne vingtaine de kilomètres de pistes. Parfait pour se dégourdir les jambes.

Bon plan: les activités de découverte sont gratuites jusqu’à 17 ans, avec accompagnement d’un parent. Prêt pour un safari au crépuscule, une «chasse» au castor, la découverte d’un marais prolifique ou une remontée dans l’histoire de l’île Grosbois qui abrite un site archéologique amérindien?

Infos et réservations : www.parcquebec.com; 1 800 665-6527

Paris vu de haut

Paris vu de haut, c’est poser un regard d’ensemble – ou pointu – sur la capitale française, sous différents angles, voir émerger ces églises et autres monuments imposants qu’on a visité ou qu’on visitera un jour. Suivez le guide pour découvrir quelques sites insolites dans cet article publié sur le site du Huffington Post Québec.Toits de PARIS - Anne Pélouas

Oubliez la Tour Eiffel, le Toit de la Grande Arche de la Défense et la Tour Montparnasse du haut desquels on domine certes la capitale française mais au prix de longues files d’attente au pied des ascenseurs et en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes. Oubliez aussi, sauf exception, la multitude de bars et de restaurants chics qui ont leur « rooftop », comme disent les Parisiens ! Il existe bien d’autres façons de prendre un peu de hauteur (mais pas trop) pour découvrir cet autre Paris. Avec des vues souvent insolites sur ses typiques toits de zinc et ses nombreux monuments, sans compter d’incroyables détails architecturaux.

Parc de Belleville
Entre les vignes et la fontaine en cascade, ce petit parc du 20ème arrondissement, au nord-est de Paris, a déjà un charme fou mais au coucher du soleil, il faut avoir grimpé au sommet de la colline qui lui sert d’écrin. De la terrasse tournée vers l’ouest, la vue est imprenable sur le centre de la capitale, surtout quand le ciel s’embrase. Même quand la nuit est tombée, la Tour Eiffel brillamment éclairée semble surgir du néant…

Palais de Chaillot/Musée du quai Branly
Ces deux musées réputés se font quasiment face d’un côté de la Seine à l’autre, à l’ouest de Paris. Du Parvis des droits de l’homme et des libertés dans le 16ème arrondissement, entre le Palais de Chaillot et le Musée de l’Homme, les Jardins du Trocadéro à vos pieds descendent jusqu’au fleuve, avec la fameuse Tour Eiffel en alignement parfait ! Pour la voir d’un autre point-de-vue, on traverse la Seine pour aller prendre l’apéro sur la terrasse du chic resto Les Ombres un jour de beau temps, à défaut de pouvoir se payer cette table de renom qui partage son toit avec le Musée du quai Branly, dans le 7ème arrondissement. En prime, le Trocadéro, la belle verrière du Grand Palais et au loin plus au nord, Montmartre et le Sacré-Cœur.

Le Déli-cieux
Dans la gamme des grands magasins parisiens, le Printemps (dans le 9ème arrondissement) vous régalera à coup sûr! Sa terrasse carrée du 9ème étage a quelques bancs pour se reposer en prenant le soleil mais on peut aussi en profiter pour luncher à la cafétéria, prendre un verre ou simplement un café. Un regard pour les désormais attraits incontournables de la Tour Eiffel et de La Défense mais surtout pour s’arrêter sur de plus insolites : l’arrière de l’imposante église de La Madeleine toute en colonnes, les immeubles haussmanniens en alignement parfait, les toits étagés en zinc gris… En avant-plan, on se délecte particulièrement d’être aussi proche d’une série de dômes et de tourelles dorées, qui marquent le territoire aérien du Printemps.

Galeries Lafayette
Pas le temps de traîner… A la descente sur le boulevard Haussmann, on ne fait que quelques pas pour remonter par l’escalier roulant au sommet des Galeries Lafayette. On admire au passage, à l’intérieur, la coupole richement décorée. De la terrasse du 7ème étage, couverte de tapis vert, la coupole a nettement moins d’intérêt ! Une plaque rappelle qu’en 1919, un aviateur – Jules Védrines – a posé son appareil sur cette terrasse… Même si elle est immense, on a réellement peine à le croire. Collée sur l’arrière du Palais Garnier (Opéra national de Paris), elle est l’endroit rêvé en tout cas pour relaxer, pique-niquer, voire faire la sieste dans un fauteuil.

Pour lire plus de suggestions, visitez le site du Huffington.

Ce qu’il ne faut pas dire

Marquise Lepage signe ce film à petit budget et qui a été boudé par les institutions prêteuses! Il sera deman vendred 29 mai sur les écrans du Beaubien à Montréal et du Clap à Québec. Cettte histoire de mémoire et de drame personnel m’a beaucoup touchée. C’est fin, bien joué et avec des touches d’humour bienvenues pour sécher les petites larmes…

On peut donner à Marquise Lepage et à Annick Fontaine, actrice principale et productrice associée la médaille de la persévérance pour avoir complété ce projet contre vents et marées.image

Bombardier ouvre le capital de sa branche ferroviaire

Article publié sur le monde.fr le 7 mai 2015

Alors que sa division d’équipements ferroviaires faisait l’objet de rumeurs de cession ces derniers jours, le groupe canadien Bombardier a annoncé, jeudi 7 mai, qu’il allait céder sur le marché boursier, avant la fin de l’année, une part minoritaire du capital de Bombardier Transport.

Bombardier a choisi l’option d’un « premier appel public à l’épargne visant une participation minoritaire » dans cette division matériels ferroviaires, qu’il continuera à contrôler et à consolider dans ses résultats.

L’objectif affiché est de renforcer la situation financière du groupe, qui a essuyé l’an dernier une perte de 1,2 milliard de dollars et est confronté à de sérieux déboires dans son autre activité, l’aéronautique.

En 2014, sa division Transport (véhicules de transport sur rail, signalisation ferroviaire) a généré des revenus de 7 milliards d’euros et un bénéfice de 315 millions d’euros, mais la branche Aéronautique (avions d’affaires, avions commerciaux) affichait une perte de 730 millions d’euros malgré des ventes de 7,7 millions d’euros.

Il y a un mois, l’agence Reuters avait indiqué que la division ferroviaire de Bombardier intéressait deux fabricants de trains chinois. L’agence notait que Bombardier envisageait aussi l’option de fusionner cette division avec un autre leader du secteur, Alstom ou Siemens.

La direction avait alors indiqué que différentes options étaient sur la table mais que, si elle voulait bien « participer à une consolidation » de l’industrie, il n’y avait pas d’urgence.

Mercredi 6 mai, Bombardier avait reçu confirmation de la part de la SNCF d’une commande de 19 trains de banlieue de type Francilien au groupe canadien. Le contrat de 127 millions d’euros (partie d’une entente de 2006 pour l’achat de 172 trains) prévoit la livraison à partir de fin 2016 d’automotrices électriques pour la ligne Versailles-gare Saint-Lazare.

 

La pensée du jour

« Tous les hommes rêvent, mais inégalement. Ceux qui rêvent la nuit dans les recoins poussiéreux de leur esprit s’éveillent au jour pour découvrir que ce n’était que vanité ; mais les rêveurs diurnes sont des hommes dangereux, car ils peuvent jouer leur rêve les yeux ouverts, pour le rendre possible. C’est ce que j’ai fait ».

T.E. Lawrence: Les Sept piliers de la sagesse

Du kayak et des glaces sur le Saint-Laurent

Le printemps s’est pointé le 21 mars et tranquillement les adeptes de kayak sortent leurs embarcations pour profiter des eaux québécoises. Je vous propose une sortie sur le fleuve avec Katabatik dans un texte sur le site de canoë.ca.

Fini le ski, bonjour le kayak!

De la descente sur les pistes de ski à la glisse au fil de l’eau, il n’y a souvent qu’un pas à franchir. Les fanatiques du kayak de mer trépignent à l’idée de sortir leur embarcation dès la moindre brèche dans la glace d’un lac près de chez eux ou du grand fleuve Saint-Laurent.

Dans Charlevoix, à hauteur de l’estuaire, les glaces sont en mouvement dès la mi-février, ouvrant des veines d’eau libre qui font le bonheur des kayakistes. Jusqu’à fin avril au moins, de petits «icebergs» se baladent à la surface, au gré des marées, offrant un spectacle très spécial à ceux qui s’en approchent. Cap à l’Aigle, à l’est de La Malbaie, est le seul endroit au Québec où l’on peut participer à une sortie guidée sur le Saint-Laurent en kayak de mer, version hivernale-printanière. Et il reste encore quelques belles semaines pour cela.

Depuis 10 ans, l’entreprise éco-touristique Katabatik propose de telles escapades d’une demi-journée avec tout l’équipement requis: le kayak avec sa jupette quasi-hermétique, une combinaison isothermique, bas, bottillons et gants en néoprène pour avoir bien chaud aux extrémités.

«Pagayer est en soi le premier plaisir, surtout avec le sentiment d’être les premiers à se retrouver ainsi sur le fleuve quand l’hiver cède la place au printemps», note son directeur, Sébastien Savard.

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Les sentiers secrets des orphelins dans les Laurentides

C’est le printemps, le beau temps s’en vient. Vous avez envie de nouveaux sentiers. Je vous invite à découvrir le réseau des Sentiers des Orphelins sur lequel j’ai écrit un article, publié sous l’onglet Voyages du site canoë.ca. 

Que ce soit à pied ou à vélo, on pourra dans les semaines à venir enfin profiter de la nature printanière. Voici un beau circuit des Laurentides – et un secret encore bien gardé – à découvrir gratuitement, celui des sentiers des Orphelins.

Pour s’y rendre, il faut filer plein ouest depuis l’autoroute 15 à la hauteur de Saint-Sauveur pour rejoindre Morin-Heights. Ceux qui connaissent le parc Corridor aérobique, ancienne voie de chemin de fer reliant Morin-Heights à Amherst, n’auront pas à chercher longtemps. Le Réseau de sentiers des Orphelins, récemment aménagé par la municipalité de Wentworth-Nord, est en quelque sorte une excroissance de cette piste, transformée en piste de ski de fond l’hiver et de vélo le reste de l’année. On en part et on y revient pour compléter une belle boucle de 11 km, à faire à pied, en vélo de montagne ou vélo hybride. Au programme: des arbres, des tapis de mousse, de l’eau et un exercice sportif relativement modéré.

HOMMAGE ET PAYSAGES

Le nom du réseau rend hommage à des milliers de jeunes Montréalais qui ont résidé à l’Orphelinat agricole Notre-Dame-de-Montfort en apprenant un métier au tournant du 19e siècle. Et comme il est aménagé sur des «terrains orphelins», finalement acquis par la municipalité locale en 2009, il porte doublement bien son nom.

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Mon incursion dans le monde du curling

À l’occasion du championnat du monde de curling qui s’est tenu à Halifax début avril, j’ai publié un reportage sur cette discipline dans le cahier Sport & Forme du quotidien français. Je vous invite à découvrir cette incursion dans l’univers d’un sport qui est toujours très populaire au Canada.

Pierre qui glisse amasse les Canadiens

Pour une fois, les héros du moment ne sont pas des hockeyeurs professionnels cette semaine au Canada, mais bien des curleurs amateurs. Le quatuor vedette de Team Canada, qui défend les couleurs du pays aux championnats du monde de curling jusqu’au dimanche 5 avril, à Halifax, dans l’est du pays, peut en effet se targuer d’avoir une armée de supporteurs derrière lui. A commencer par le premier ministre canadien, Stephen Harper, grand amateur de hockey, bien évidemment, mais qui ne manque jamais une occasion, dit-on, d’aller encourager ses équipes favorites, Team Canada en tête. Objectif : reprendre le titre de champion du monde chipé en 2014 par les Norvégiens à Pékin. Et jusqu’à maintenant tout s’est bien passé puisque les joueurs locaux caracolent en tête du classement général.

Le curling, drôle de discipline qui consiste à propulser un gros galet vers une cible en frottant frénétiquement la glace avec un balai, ne détrône certes pas le hockey dans le cœur des Canadiens mais il y tient fièrement la seconde place. A la télévision, les matchs nationaux et internationaux, comme les championnats du monde, sont retransmis en direct aux heures de grande écoute. La chaîne sportive nationale TSN-RDS diffuse à elle seule chaque année au moins trois cents heures de curling et fait appel à des vedettes de la discipline, comme les médaillés d’or olympiques Russ Howard et Linda Moore, pour commenter les matchs. Quelque 613 000 personnes ont ainsi regardé il y a deux ans la finale des championnats du monde sur TSN, dont le Canada était déjà le pays hôte. On est loin toutefois de l’engouement pour la retransmission des matchs de hockey durant la saison des éliminatoires de la célèbre NHL, la Ligue nord américaine. Pour 2 millions de téléspectateurs en moyenne par match, il n’en reste plus qu’un quart intéressés par une finale du Brier, le championnat national de curling.

En 88 ans d’existence, ce Brier maintient néanmoins son rang au chapitre de la popularité. A Calgary, en Alberta, où il se tenait début mars, quatorze équipes de haut niveau se sont affrontées. Au grand bonheur des fans, attirés par la présence sur la patinoire de neuf des douze médaillés d’or canadiens de la discipline lors des trois dernières éditions des Jeux d’hiver, dont Brad Jacobs, à Sotchi en 2014. Son équipe, Northern Ontario, a toutefois dû s’incliner devant Team Canada, un nouveau quatuor albertain dont le coup d’essai à Calgary fut un coup de maître : pas étonnant avec trois anciens champions du monde dans ses rangs, Carter Rycroft, Nolan Thiessen et John Morris, ce dernier ayant même été dans l’équipe auréolée d’or aux Jeux de Vancouver en 2010.

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